
Personnellement, je ne crois pas qu'il faille les renier ces moments en creux, ils font partie de la vie et puis c'est tout. Alors quoi, la perfection narquoise, le culte de la performance à tout prix, on voit bien où cela mène le monde: dans le mur, peut être. Même, pour virer un peu coquin, j'attirerai votre attention sur le fait que le priapisme est avant tout une pathologie grave, et que les films de culs qui s'éternisent, c'est un peu pour de faux. Alors quand vient l'heure de la baisse de régime, rien ne sert de pleurer, mieux vaut réfléchir, à hier et demain, sorte de recentrage bénéfique. Après tout, il y a du bon à prendre conscience de la condition humaine, car justement, nous en sommes, humain trop humain comme dirait l'autre, constat fiable. Mais après, on fait quoi? Le game 3 des finales NBA, c'était cela, une pause dans l'intensité, de la demi-teinte. Pour autant, j'ai apprécié la chose à sa juste valeur, voyant clair dans ce petit détour par l'impasse.
Voici, ma démonstration foireuse étant énoncée, j'en rajouterai une dose de fiabilité en relativisant quelque peu mon histoire. Car tout n'est pas blanc, tout n'est pas noir, et pareillement avec le jaune et le vert. Mardi soir, au Staples Center de Los Angeles, il y a tout de même eu des éclats sur le terne, des ratatata. Sasha Vujacic était bouillant, de quoi faire des mmh et des ooh. Le cas Kobe, qui perd son shoot, puis le retrouve, pour au final scorer 36 points. Et si les stats des C's ne sont pas fameuses, j'ai bien vu un Ray Allen des grands soirs. Sans oublier bien sûr un money-time à reveiller les morts. Les Lakers sauvent donc les meubles à la maison, et pas si mal que ça. Pour ma part, j'applaudis l'enjeu qui se décuple.
Lakers 1 - Celtics 2.
The Everly Brothers / mama tried
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