
Cela fait une éternité que je n'ai pas touché à un ballon de basket. Peu m'importe d'ailleurs, je n'ai jamais été trop habile avec une grosse balle orange entre les mains. Moi mon truc c'est de regarder le show, outre-atlantique, la NBA. Pour faire simple, au collège j'avais du Starter, et du Nike, Air Jordan forcément, hommage à celui qui disait: « Je pars du principe que tout le monde vole. Une fois que vous quittez le sol, vous volez. Après, certains volent plus longtemps que les autres ». Et l'autre soir encore, je visionnais pour la enième fois mon dvd de MJ... tout, le rookie, l'arrivée chez les Bulls, le concours de dunks 1988, les MVP qui pleuvent, les trois titres, les pubs avec Spike Lee, puis la retraite après l'assassinat de son père, le come-back au top, et de nouveau trois titres, historique. Mais surtout, mes yeux pétillaient devant cette magie, quelle magie, le jeu dans les airs, le meilleur clip possible pour la célèbre ritournelle de R.Kelly. Aussi, évidemment, le game 1 de la finale contre les Blazers, 1992, quand MJ est véritablement devenu le Most Valueable Player du monde de l'univers. On disait quoi, l'adresse n'est pas son fort, il ne joue qu'en l'air, les colosses de Portland vont l'étouffer? Au bout du 6e shoot à trois-points, MJ écartait juste les mains en souriant à Cliff Robinson, genre: "Désolé mec, tu peux rien faire, ce soir je rentre dans la légende".
MJ, c'était la clef de voûte d'une époque de dingue pour le basket américain: Magic Johnson, Larry Bird, Kareem Abdul-Jabbar, Charles Barkley, Karl Malone, Clyde Drexler, James Worthy, Patrick Ewing, David Robinson, Byron Scott, Scottie Pippen... et Michael Jordan donc, toutes ces cartes que l'on collectionnait, et que l'on s'échangeait comme autant de rêves devenus highlights.
Ensuite, après tout ça, le niveau est resté haut, ce n'est pas le problême, mais une partie de la potion magique s'est dissoute dans le temps comme de vieux posters rongés par les années. A chaque nouvelle saison, là était l'embarras, cela devenait de plus en plus difficile de contenir toutes ces pensées nostalgiques pour l'éclat des anciens championnats... frustration. Dès lors, il manquait quelque chose, des enjeux, comment dire, une armée de personnalités fortes joueant leur vie sur le terrain, des batailles, de vraies rivalités stylistiques: une émulation. Mais fallait-il encore envisager le cycle, le fait que l'histoire tôt ou tard se répète. 2007-08, les choses se sont emballées, oh oui, une saison hallucinante, folle. Tous les puristes le disent, la NBA est de retour. Kobe Bryant, Pau Gasol, Kevin Garnett, Ray Allen, Paul Pierce, LeBron James, Tony Parker, Chauncey Billups, Rasheed Wallace, Chris Paul, Hedo Turkoglu, Mike Bibby... tu mélanges tous ces mecs, et tu obtiens un putain de feu d'artifice de plusieurs mois. Et tout est dit avec la finale des playoffs qui débute demain, alléchante au possible, Lakers vs. Celtics, un truc qui sent le revival Bird vs. Magic, inespéré.
Metallica/ stone cold crazy
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